Écrire à deux (et plus), tout un programme !
2256 - Homo Synthésis n’est pas né d’un auteur isolé. C’est un projet écrit à deux, construit dans le dialogue, la confrontation d’idées et le temps long.
Écrire à deux, ce n’est pas se partager les chapitres. C’est partager la responsabilité du monde.
Chaque décision – politique, esthétique, technique – est discutée.
Chaque tension est travaillée. Chaque personnage est interrogé.
Notre écriture repose sur un équilibre :
2256-HS n’est pas une addition de visions. C’est une construction commune.
Marjorie "Marjo" Laporta écrit avec précision.
Son oreille est structurante. Elle interroge la cohérence interne, la logique politique, la crédibilité humaine des situations.
Là où une idée pourrait rester séduisante mais fragile, elle cherche la solidité. Là où un concept pourrait devenir abstrait, elle demande : “Et concrètement, qu’est-ce que ça change pour les gens ?”
Son rapport à la narration est exigeant. Pas de facilité dramatique. Pas de posture gratuite.
Elle veille à ce que le monde ne soit pas seulement spectaculaire, mais habitable. Comment vivre en 2256, que ressentir ? Qu'est ce que ça dit des personnages et de leur liens ?
Une écriture sensible, sensorielle, brute, à la fois simple et profonde. Et une MJ particulièrement redoutable :) !
Fabien “Feb” Rillet écrit en architecte.
Il pense en structures, en systèmes, en tensions globales. Les univers qu’il construit ne sont pas des décors. Ce sont des mécaniques.
Son approche mêle narration, réflexion philosophique et culture geek assumée. Chaque élément doit avoir une fonction. Chaque technologie doit produire une conséquence. Chaque fracture doit révéler quelque chose du monde réel.
Il aime explorer les zones grises : pouvoir, responsabilité, dérive des systèmes.
L’écriture est pour lui un terrain d’expérimentation. Un espace où l’on peut tester des hypothèses humaines sans réduire la complexité. Où le regard découpe la scène en plans, en cadre, en mouvement.
Et si vos personnages ont des genoux, assurez-vous qu'il n'est pas armé d'un fusil à plasma lors d'un interrogatoire musclé !
Et si les LLM, les IA étaient pensées comme des co-auteurs et non seulement des outils ?
Structuration, reformulation, mise en perspective, simulation de contre-arguments, test de cohérence.
Qu'est-ce que ça change ? Que nous reste-il alors à nous humain ?
L’IA ne décide pas. Elle propose.
Elle ne tranche pas. Elle questionne.
Elle permet de confronter des idées, d’explorer des pistes, d’identifier des angles morts. Elle a, étrangement, des personnalités différentes selon les éditeurs, les modèles et même les interlocuteurs.
Elle nous met face à ce qui reste indispensable : le Sens.
Et comme co-auteur, produit-elle vraiment du contenu ?
La réponse est surprenante, mais oui. Avec un humour particulier, des points de vues intéressants, parfois par pure sérendipité. Toujours sans conscience réelle, mais de manière vraiment intriguante.
Est-ce que c'est facile ? Clairement non. Pour écrire un vrai bon livre avec une IA, quelque chose qui fait environ 50 000 mots, comptez 500 000 mots de discussions environ. Et attendez vous à devoir relire, trancher, arbitrer, diriger.
Les développeurs qui utilisent beaucoup l'IA le disent assez bien aujourd'hui. Ce n'est pas plus facile, c'est différent. C'est déplacer la charge cognitive de "l'écriture ou du code pure" vers "l'écriture plus simple, le code automatique" à laquelle il faut ajouter une tension mentale permanente de décision et d'architecture.
Ce n'est pas mieux, ce n'est pas pire, mais c'est très différent, et intéressant.
Dans un univers qui interroge la place des systèmes intelligents dans nos sociétés, il nous semblait cohérent d’expérimenter aussi cette collaboration.
Pas comme une délégation. Comme un dialogue.