Un film avant d’être un produit. Le court-métrage "Les Affamés" est né d’un désir simple : fabriquer ensemble.
Après des années à travailler sur des formats courts — radio, chroniques, plateaux, captations — il nous manquait la fiction.
Nous écrivions déjà 2256-HS. Même si l'univers n'avait pas encore ce nom. Il existait. Les tensions étaient là.
Le court-métrage s’est imposé comme une évidence : un format accessible, exigeant, collectif.
Dès le départ, "Les Affamés" n’a pas été pensé comme un roman isolé.
Le court-métrage est une porte d’entrée différente dans l’univers. Là où les romans explorent les relations entre les Techs et les Châtelains, le film se concentre sur ceux qu’on relègue à la marge : les Affamés.
Il ne s’agissait pas de raconter une grande bataille. Mais de montrer une tribu. Un quotidien. Une humanité.
Une Arrache-Thunes. Un drone rafistolé. Un lecteur MP3 qui fonctionne encore en 2256.
Ce qui pourrait n’être qu’un objet devient relique. Ce qui pourrait n’être qu’un vol devient rituel.
À travers cette chasse presque dérisoire, le film explore :
Le MP3 ne diffuse aucun son lors de la cérémonie. Et pourtant, il devient sacré.
Le livret remis aux participants en 2019 témoigne de l’ampleur du travail :
Un film de quelques minutes demande des dizaines d’heures de préparation. Répétitions, essais de combat, ajustements lumière, tests matériel.
Le cinéma est long. Très long. Mais c’est aussi un terrain d’apprentissage collectif.
Ce court-métrage était aussi un choix stratégique. Mettre en scène les Affamés permettait :
Le campement, les costumes bricolés, les objets détournés... Tout participe à cette esthétique de survie.
Ce film n’est pas un exercice isolé. Il s’inscrit dans le développement de 2256 - Homo Synthésis. Il a permis :
Sans prétention hollywoodienne. Mais avec exigence.